Introduction
Des défis inédits, des signes d'encouragement aussi...
Changements climatiques, pollution, inégalités d'accès aux ressources... La mondialisation nous donne un rendez-vous incontournable : concilier nos objectifs économiques, sociaux et environnementaux. « Combien ça va nous coûter de faire les changements ? » questionnent les médias. « Et combien plus, si nous tardons à les faire ? » complètent les experts. Économies d'énergie, transports alternatifs, commerce équitable, achat local, placements éthiques? De nouveaux courants, de nouveaux gestes viennent répondre : « Message compris ».
Coûts des défis reliés à nos choix de production et de consommation
Les coûts de ces défis, tout comme les gains de ces nouvelles pratiques, ont beaucoup plus à voir avec nos choix d'affaires et de consommation qu'il n'y paraît. De plus en plus les producteurs se rendent compte des effets sur leur rentabilité, et les consommateurs sur leur pouvoir d'achat. Le lien entre nos choix d'épicerie du samedi, par exemple, et leurs conséquences sociales et environnementales, ne sautent pas tout de suite aux yeux. Le prix payé à la caisse ne nous parle que de ce qui affecte notre porte-monnaie aujourd'hui.
Mais les coûts de ces choix demain, pour nos soins de santé, l'enfouissement des déchets ou la réfection de nos routes ? Ce sont nos impôts, nos taxes et la dette publique laissée à nos enfants, qui vont nous en parler. Qu'en est-il des bénéfices ? Une plus grande qualité de vie pour nous, une planète viable plus longtemps, et pour plus de gens. Difficile à mesurer, c'est vrai. C'est pourtant là que s'alimentent nos raisons de vivre, le climat social... et tout ça finit par rejaillir sur notre prospérité économique.
Sept millions de protecteurs des consommateurs
Protéger nos droits et nos intérêts financiers est toujours aussi d'actualité. Plus même, à cause de réalités nouvelles comme le commerce en ligne ou les allégations « vertes » de la publicité. Toutefois, nous réalisons que cette protection ne peut plus relever seulement de l'État, qu'elle se joue aussi sur notre terrain, tantôt dans nos choix de transactions, tantôt dans certaines options où ces choix prennent leur sens.
Par exemple, le fait d'associer notre bien-être à des choses qui ne se monnaient pas toujours, comme la satisfaction d'habiter un milieu, une certaine créativité... De questionner les conséquences de nos décisions à long terme et pas seulement à court terme. Ou encore, de saisir le pouvoir d'influence que nous donnent nos choix d'investissement, d'achat ou d'utilisation. Bref, notre protection s'élargit à réunir en nous le consommateur et le citoyen.
« Quelle planète voulons-nous laisser à nos enfants ? »
C'est la question que nous posait le partenariat mondial « Action 21 », lancé par les Nations Unies en 1992. Et en 2006, plus près de nous au Québec, le gouvernement adoptait la Loi sur le développement durable. Deux points d'appui pour un véritable sursaut planétaire. L'un comme l'autre placent la production et la consommation responsables au rang des grandes priorités de l'heure. L'un et l'autre nous pressent de revoir nos styles de vie.
En pratique
Chacun de nous, pour jouer son rôle de co-protecteur des consommateurs, a besoin de comprendre ce qui est en jeu, de découvrir des pratiques de consommation encore plus efficaces, aussi de disposer d'outils. Un choix conscient devient un choix confiant. C'est la raison d'être de la section « Consommation responsable » : aider à choisir, en toute liberté.
Vous y trouverez progressivement quelques thèmes clés, à commencer par l'alimentation, les transports et l'habitat. De quoi prendre du recul sur vos pratiques de consommation et, si vous souhaitez pousser plus loin l'exploration, trouver les expertises voulues.